vendredi 27 février 2026

TECHNO-FASCISME ET
« GÉNÉTIQUE DU QI »




Je publie ici un résumé d'un billet transmis par mes collègues du collectif Rogue ESR qui examinent les dérives potentielles du « tout QI », et ses implications politiques et sociétales. Le texte que j'ai condensé critique l’usage politique et idéologique de la génétique du comportement, en particulier l’idée selon laquelle l’intelligence — mesurée par le quotient intellectuel (QI) — serait largement déterminée par les gènes et pourrait être optimisée par des technologies de sélection embryonnaire. Les auteurs soutiennent que cette vision est scientifiquement fragile, mais qu’elle sert aujourd’hui de support à une idéologie eugéniste renouvelée. Celle-ci est liée à certaines élites technologiques et à des courants politiques autoritaires, souvent très proches de l'extrême droite.

« Have your best baby » et « IQ is 50% genetic » ne sont pas des slogans de science-fiction : ce sont les arguments publicitaires de Nucleus Genomics, une startup de sélection embryonnaire américaine... Sur son site, on peut d'ailleurs lire ce qui suit : « Choisissez en toute connaissance de cause », « triez, comparez et choisissez vos embryons en fonction de ce qui compte le plus pour vous », ou « Nucleus propose plus de 900 analyses génétiques portant sur les cancers, les maladies chroniques, l’apparence, les capacités cognitives et la santé mentale »...

A partir d'ici, le texte est largement issu du site Rogue ESR mentionné plus haut. Mes annotations, compléments et reformulations apparaissant entre crochets.

L’idée que nos gènes seraient le « plan directeur » de notre intelligence, et qu’il serait possible d’améliorer ses enfants par la technologie, se répand dans la sphère publique sous diverses formes : retour du darwinisme social aux États-Unis [et dans plusieurs pays européens], projet de loi français sur la bioéthique et, à un autre niveau, proposition de référentiel de compétences des enseignants. Si nous consacrons ce billet analytique à ce sujet, c’est que l’émergence de cet eugénisme libertarien est un élément constitutif de l’alliance entre technophilie libérale et extrême-droite ethno-nationaliste [1].

Une extrême-droite hybride se constitue en effet à l’échelle globale sur le modèle de l’alliance trumpiste : milieux d’affaires libertariens de la Silicon Valley et paléo-conservateurs. Cette coalition unit l’électorat MAGA (fondamentaliste, suprémaciste, nativiste, climato-négationniste...) à des figures comme Musk et Thiel, associées au transhumanisme et au [contrôle technologique autoritaire]. L’obsession partagée pour le quotient intellectuel (QI) et la génétique du QI constitue l’un des ciments de cette alliance [2]. [Ainsi,] « low-IQ individual » est l’insulte favorite de Trump, avec une dimension suprémaciste quasi-systématique, lancée [par exemple contre le maire de New-York], contre Kamala Harris, les Somalis ou les athlètes afro-américains. Au contraire, Trump aime à faire l’éloge de ses alliés de la Tech en soulignant leur « high-IQ ». [Sans surprise, d'ailleurs], le fétichisme du QI s’est installé de longue date comme sous-culture à Stanford et dans la Silicon Valley [...]. Pour ne donner que deux exemples, William Shockley, pionnier de la Silicon Valley et inventeur du transistor, défendait au début des années 1980 l’idée de verser 1 000 dollars à celles et ceux dont le QI serait inférieur à 100, en échange de leur stérilisation. Jeffrey Epstein, mécène du Media Lab du MIT et promoteur de stars du monde techno-scientifique, avait le projet d’« ensemencer la race humaine avec son ADN » en fécondant vingt femmes dans sa ferme du Nouveau-Mexique.

Face à l’absorption de larges pans de l’ancien « cercle de la Raison » au sein d’une extrême-droite hybride [3], l’obsession de la génétique du QI mérite toute notre attention : elle fonctionne comme un signal de radicalisation, caractéristique du basculement [de certaines élites, y compris] de libéraux progressistes qui se revendiquent du scepticisme, voire du rationalisme, vers [les pires dérives que le totalitarisme ait porté par le passé].

[Il convient ici de définir quelques termes des sciences biologiques et des sciences sociales]. L’héritage, c’est ce que les générations se transmettent : la langue, les habitudes, le patrimoine, le réseau social, les livres sur les étagères. L’hérédité désigne la transmission biologique. « Avoir deux yeux » est une caractéristique héréditaire. L’héréditarisme est la théorie selon laquelle les caractéristiques physiques et sociales des individus, dans les sociétés humaines, sont principalement déterminées par leurs gènes. L’héritabilité, c’est autre chose : c'est une mesure statistique définie à l’échelle d’une population. L’héritabilité quantifie [au sein d'un population] le degré d’association entre les variations génétiques et les variations d'un [trait ou caractère donné]. L’héritabilité ne mesure ni la part causale des gènes par rapport à celle de l’environnement, ni une [éventuelle] contribution génétique, mais seulement une corrélation statistique dépendante d’un contexte donné que l’on appelle l’environnement. Il peut s’agir de l’environnement physique mais aussi, chez l’humain, de l’environnement social : la culture, les institutions, l’état de la société, les politiques publiques au moment où l’héritabilité est mesurée.

[Il ressort de ce qui précède que chez l'humain], les variations génétiques ne sont pas indépendantes des variations environnementales : elles sont biaisées par la structure sociale et la transmission parentale non génétique (typiquement, les parents transmettent leur langue). La stratification sociale organise [aussi] l’accès différentiel aux ressources (éducation, santé, nutrition, sécurité, capital culturel) selon la position sociale. Pour l’illustrer simplement, l’héritabilité mesurée pour la réussite scolaire dans un contexte donné, changera dès lors que l’on changera le système scolaire. Utiliser l’héritabilité pour guider une politique scolaire est donc un non-sens scientifique. Ce serait comme utiliser une balance dont l’étalonnage changerait à chaque fois qu’on modifie ce qu’elle pèse : la mesure ne peut pas guider l’action qui la rend caduque.

[Pour revenir à des éléments encore plus concrets], les traits humains comme l’intelligence ou la réussite éducative ne sont pas des entités bien délimitées comme « avoir deux yeux ». [La situation est donc complexe] pour l’intelligence, puisqu’il est douteux que le quotient intellectuel (QI) utilisé pour estimer l’héritabilité, mesure véritablement cette chose qu’on appelle intelligence, dont la définition ne fait consensus, ni en psychologie, ni en neurosciences. Le score du test de QI était au départ une mesure destinée à détecter des élèves en difficulté scolaire. Ce score dépend d’un grand nombre de facteurs, dont certains sont [directement] liés à des propriétés cognitives (comme la fluence verbale ou les représentations dans l’espace), et d’autres indirectement (comme la motivation à faire le test ou l’absence à l’école à cause d’une maladie).

[Alors, pourquoi voit-on au sein de l'extrême droite américaine ressurgir ces notions dévoyées d'héritabilité du QI ? Il semblerait que] l’effet recherché par les héréditariens avec ce type de bouillie pseudo-scientifique soit invariablement la suppression de politiques de solidarité avec les plus pauvres. [Pour certains], la génétique servait à nier qu’une différence entre groupes puisse être d’origine sociale afin de supprimer les programmes sociaux à destination des populations racisées. Les conservateurs s’en servent aujourd’hui pour promouvoir la déséducation et l’édu-scepticisme [4] sur le thème : « l’école ne fait pas de différence car la réussite scolaire est avant tout génétique. À quoi bon financer autre chose que des garderies ? ». [Certaines variantes ciblent] les individus plutôt que les groupes et prétendent les aider, mais l’argumentaire pseudo-scientifique - l’origine des inégalités est en grande partie naturelle - comme les conclusions - l’austérité pour les politiques publiques - sont identiques.

En définitive, l’alliance de blocs politiques en apparence opposés sur des questions techno-scientifiques comme la vaccination ou l’évolution n’a rien de surprenante. [Cette situation] qui voit des créationnistes (évangéliques, Tea Party, etc.) main dans la main avec des [pontes de la hi-tech dont certains sont des] partisans radicaux du darwinisme social, s’appuie en effet sur l’idée partagée de « hiérarchies naturelles ». En mobilisant la génétique du QI, adossée aux avancées de la génomique moderne, [ce que l'on pourrait appeler d'un terme un peu ronflant le techno-fascisme libertarien, personnalisé par M. Elon Musk, remet au goût du jour le] vieux racisme pseudo-scientifique. [Celui-ci est à même de] séduire les libéraux les plus dépourvus de colonne vertébrale intellectuelle et morale, qui ont troqué le progressisme contre le souverainisme technologique.

[Plus inquiétant, un tel laisser-faire au sein « d'élites » se réclamant pourtant] « de la science et de la raison » jusqu’à ce qu’elles soient elles-mêmes victimes des menées trumpistes, doit nous interroger sur la séduction qu’opère l’idée de hiérarchies sociales « naturellement » fondées sur l’intelligence chez les tenants de la méritocratie. [Derrière ce discours], se loge l’attraction durable qu’a exercé le fantasme eugéniste au cours de l’histoire, où il a traversé tout le spectre politique, de l’extrême-droite [à une certaine gauche]. [La chimère que constitue une] organisation politique et sociale visant à « optimiser » l’usage des individus pour faire fructifier l’économie alimente ainsi la glissade vers le darwinisme social 2.0 et la promotion de hiérarchies sociales « biologiquement » fondées sur la race et/ou l’intelligence. [Or, on sait ici où cela peut mener] ! 


Notes de l'auteur du blog :

1. Par ethno-nationaliste, entendre un nationalisme dans lequel la nation et la nationalité sont définies en termes d'ethnicité. Voir aussi la page Wikipédia dédiée :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Nationalisme_ethnique

2. On pourra se référer à un de mes précédents billets de blog, intitulé « Qui se cache derrière l'inquiétant président américain » ?
https://dessaux.blogspot.com/2025/04/qui-se-cache-derriere-linquietant.html

3. L'extrême droite américaine peut être définie comme hybride, car elle agrège, comme je l'expliquais dans l'article de blog en référence 2 ci-dessus, des membres de la hi-tech, des capitalistes bon teint appartenant pourtant au cercle de la raison, des libertariens, et des chrétiens extrémistes, et des paléo-onservateurs. On désigne sous ce dernier vocable des partisans d'une ligne axée autour du protectionnisme, de l'anti-communisme, de l'isolationnisme, ayant comme caractéristique commune une haine de « l'État-providence ».

4. On peut définir l'édu-scepticisme comme une attitude critique envers certaines idées dominantes en matière d’éducation, de pédagogie ou de réformes scolaires. il s'agit d'une remise en question des modes pédagogiques à la mode, des innovations éducatives ou des discours institutionnels, en demandant des preuves de leur efficacité réelle.

 

Crédit illustration : 

Rogue ESR.
https://rogueesr.fr/wp-content/uploads/2026/02/EugenismeLibertarien.pdf

Comme indiqué en introduction, « have your best baby » et « IQ is 50% genetic » ne sont pas des slogans de science-fiction : ce sont les arguments publicitaires de Nucleus Genomics, une startup de sélection embryonnaire américaine...









samedi 21 février 2026

LES PETITS ET GROS MENSONGES
DU MANDAT 2020-2026 (1)



Des relations m’ont informé de l’ouverture du site de campagne de la liste portée par Mme Martin, l’actuelle maire de Forges, et ils m’ont conseillé de le consulter, tellement certains ont été choqués par la présentation des faits évoqués. Comme à son habitude, l’actuelle municipalité embellit son bilan, présente des données tronquées voire des informations fausses ou mensongères.

Je n’ai ni le temps, ni l’envie de détailler l’ensemble des propos de l’actuelle équipe municipale, que j’ai régulièrement analysés sur ce blog, mais leurs éléments de communication méritent d’être dénoncés tellement la réalité qu’ils décrivent est éloignée des faits.

Je cite donc ci-dessous en italique le texte des propos de l’équipe en place, recopié à partir de leur site de campagne. Mes commentaires paraissent en caractères droits, entre ces items. L’article sera divisé en deux sections, tellement la liste des « approximations » et des contre-vérités municipales est - effectivement - longue.

Commençons par l’urbanisme car cela vaut son poids de cacahouètes.

Sur [la période 2012-2020], près de 300 permis de construire ont été accordés, représentant environ 400 logements supplémentaires... 

Le site de référence SITADEL indique 249 permis délivrés entre 2013 et 2025. Si je retire les quelques 100/120 permis de construire accordés par l’équipe en place, on serait autour de 150 permis délivrés entre 2013 et 2020. En accord avec cet ordre de grandeur, un autre site de référence (France-cadastre), fait ressortir environ 170 permis sur la période 2012-2020. On est donc loin, très loin du chiffre de 300 permis délivrés pendant la mandature 2012-2020, mais l’équipe en place n’est pas à une exagération près.

Pour mémoire, à notre élection, nous avions trouvé 19 procès-verbaux concernant le seul lotissement du Pré aux Chevaux dressés par l’ancienne municipalité que nous avons réglé pour l’essentiel sans procédure (lourde pour les administrés comme pour la commune) : PV infondés, remise aux normes négociée... Sur le mandat actuel, 3 procès-verbaux ont été dressés, dont 2 motivés par des impacts environnementaux majeurs, le résultat du professionnalisme et du dialogue instauré avec les habitants.…

Premier point, les PV n’étaient pas infondés car ils concernaient pour beaucoup des infractions à la police de l’eau. Malgré les nombreuses réunions avec les propriétaires concernés, les propositions de règlement amiable, les infractions n’ont pas été traitées. D’où, d’ailleurs aujourd’hui, des problèmes de flux d’eau sur le site. Mais passons ! Deuxième point, plus général, il est très facile de « régler » ce type de problème en décidant de ne rien faire. Pour mémoire, la maire actuelle et son équipe en avaient fait un argument de campagne et elles s’étaient proposées de ne pas poursuivre des personnes qui n’avaient pas respecté leur permis de construire, si ces personnes votaient pour leur liste. Une lettre en ce sens leur a même été adressée. Il s’est donc agi d’une sorte d’achat de voix déguisé, basé sur un mécanisme simple mais redoutable : on sait que vous êtes en infraction, mais on passera l’éponge. Bref, pour la centaine d’autres personnes titulaires de permis de construire qui se sont cassé la tête pour respecter les normes, l’attitude de l’actuelle municipalité revient à les considérer finalement comme des neuneus qui ont bêtement suivi les règles. Bravo ! On reviendra d’ailleurs sur le respect des règles plus tard, dans un second volet.

Le suivi régulier du déploiement fait avec la Gendarmerie confirme l’impact très positif de la vidéo protection : recul drastique des dépôts sauvages et des incivilités, taux d'élucidation des affaires par la brigade de Limours en forte croissance...). Le travail de terrain permet également d'ajuster le dispositif (ajout ou repositionnement de quelques caméras).

Sur la vidéo protection, le discours est tellement baigné d’autosatisfaction qu’il en est ridicule. Comme attendu des données étudiées concernant différentes villes en France et en Europe, études menées par des spécialistes incluant des personnels de forces de l’ordre, les caméras à Forges n’ont pas permis de faire baisser la délinquance de façon spectaculaire. Voyons les chiffres. Pour les cambriolages, on est passé de 16 faits en 2020 à 21 en 2024, et pour la violence contre les personnes de 11 à 21 faits pendant la même période (source : obs. de la délinquance, l’internaute). De même, entre 2024 et 2025, le nombre de dégradations volontaires a progressé de 55%, et celui des coups et blessures volontaires de 37% (source : ville-data.com) ! Pour mémoire les caméras ont été installées en 2023. Un examen rapide des primes d'assurance payées par la commune, en hausse suite à des vols que la mairie évoque, corrobore l'analyse que je fait.

Passons au volet activité économique, car il n’est pas en reste…

Le marché du samedi matin s'est considérablement développé, accueillant un nombre croissant de commerçants fidélisés (primeur, traiteurs italien et cuisine du monde, pâtisserie, poissonnier...), une offre variée appréciée des Forgeois.

Le marché ne s’est pas si développé que cela. C’est, il est vrai, difficile à faire. Il convient cependant de rappeler que l’actuelle municipalité a fait fuir plusieurs commerçants, même si deux ou trois autres sont revenus. Par ailleurs, l’actuelle municipalité s’est aussi ingéniée à rendre la vie des commerçants du marché plus difficile, en éloignant sensiblement leurs stocks de leurs étals, via des interdictions de stationner. J’ajoute à cela que faire venir à Forges des commerces qui proposent les mêmes produits que ceux de commerçants forgeois est une absurdité. Un camion pizza sur la place du marché, à 50 m du commerce de « fast-food » et pizza local, c’est une concurrence stupide.

Cette énergie n'est visiblement pas communicative à notre boulanger dont nous attendons tous qu'il se décide à ouvrir, mais ce n'est en aucun cas une attente passive, nous travaillons à des alternatives !

On peut affirmer ici que la municipalité a mis les bâtons dans les roues de la boulangerie en contactant un ou des boulangers d’autres communes pour les inciter à s’installer à Forges, plutôt que de travailler à la venue de l’artisan qui a racheté la boulangerie. Mais c’est sans doute ce que la liste de Mme Martin appelle un soutien à l’activité commerciale.

Les marchés à thème (Saint-Valentin, Fête des mères…), les marchés de producteurs délocalisés au Parc des Thermes, ainsi que les événements communaux (offres Dîner-Spectacle, Fête de la Châtaigne, Marché de Noël) constituent autant d’opportunités pour les artisans et producteurs locaux de faire connaître et développer leur activité…

Comme au sujet d’autres questions, l’actuelle équipe municipale fait croire qu’elle a inventée la roue. Les fêtes de la Châtaigne, dont l’équipe en place a malheureusement tué l’esprit, existent depuis au moins 25 ans. L’offre diner-spectacle existe aussi à Forges depuis longtemps, au moins 10 ou 12 ans, et on ne peut pas affirmer qu’elle ait été fortement promue au cours des 6 années passées. Le soutien au commerce local est d’ailleurs fort discutable selon les dires mêmes de certains commerçants. En sus, la multiplication des marchés présente-t-elle un véritable intérêt, surtout à un moment où il convient de nous interroger sur notre frénésie de (sur)consommation ? Transformer les Forgeois en clients, en « cochons de payants » semble être la politique poursuivie par l’actuelle municipalité, sans que ne se pose la question des réemplois, du troc, des échanges participatifs…

Par ailleurs le site de la liste municipale actuelle oublie de mentionner qu’elle a, par son inaction, loupé l’implantation de 50 à 60 emplois sur la commune. Ceux-ci auraient sans aucun doute dynamisé l’activité locale. Je veux parler ici du superbe projet d’implantation du conservatoire national des véhicules anciens (CNVA) qu’elle a laissé tomber, et de la fermeture autoritaire de l’espace de coworking à un moment où il hébergeait une dizaine d’emplois partis aujourd’hui ailleurs. Le manque de soutien total du projet du CNVA est d’autant plus surprenant que celui-ci avait été validé par une assemblée de Forgeois, dont des élus actuels, lors d’un assez long travail participatif.

Glissons maintenant vers l’entretien de la commune ! Alors certes, l’actuelle municipalité a refait des voiries, mais souvent en se dispensant de réaliser l’enfouissement des réseaux. En sus de l’aspect esthétique intéressant, cet enfouissement rend la ville plus « résiliente » pour user d’un terme très à la mode. En effet, face aux changements climatiques que nous connaissons, les réseaux aériens deviennent de plus en plus fragiles. La contrepartie est que le coût des travaux est multiplié par 2 ou 3 si on enfouit les réseaux, mais s’agissant d’un investissement de très long terme, la « rentabilité » est là. Autre problème, il faut attendre les études et les retours des cabinets d’expert pour enfouir. Pour une équipe qui considère la com. comme primordiale, cette attente était sans doute insupportable.

La remise à niveau a également concerné les bâtiments : salles communales, écoles, tour d’embouteillage et mur du parc des Thermes, révision et remplacement du parc de chaudières frappé tout à la fois de vétusté ou de défaut d’entretien, un des leviers de bon sens qui nous a permis une réduction significative de notre consommation d’énergie.

On recherchera sans doute assez longtemps la remise à niveau des bâtiments communaux ! Rappelons que pendant le mandat de l’équipe actuelle de nombreuses salles ont été fermées. Certaines ont même été dégradées (polyvalente basse), d’autres ont même été rendues non utilisables (ancienne AMM), gymnase (où le chauffage et l’eau chaude ont été coupés pendant des mois suite à une panne), des chaudières récentes ont été qualifiées de vétustes pour être remplacées… Ce qui est remarquable dans ce bilan, sur ces points comme sur d’autres, c’est là encore l’incroyable poids de la communication, par rapport à l’impact réel des travaux effectués. On répare un mur, on bouche un trou, on remet, un peu de gazon ici, un radar pédagogique, là, et que ce passe-t-il ? Hop, l’actuelle équipe vous inaugure cela, vous sort deux pages dans le petit Forgeois comme si c’était exceptionnel, alors qu’ils agissent tout juste de l’entretien normal de la commune comme les autres l’ont fait avant eux, tout aussi souvent. Pas de quoi en faire des tonnes donc !

Quant à l’effort d’investissement, sans précédent, on est là dans le mensonge grossier. Profitant de la mémoire courte de certains, l’équipe en place se vante des travaux d’agrandissement faits à la maternelle. C'est vrai, ces travaux ont été faits ! Cependant, des travaux équivalents avaient déjà été menées par l’équipe précédente. Et pour le sans précédent, je vais juste comparer ce qu’a fait l’actuelle municipalité en 6 ans en termes d’éléments structurants : hors la maternelle, rien. Elle n’a pas été capable, dans cette période, de boucler les travaux de l’école élémentaire, essentiellement en raison de très mauvais choix de prestataires. Sur les deux mandats précédents, soit en 12 ans, les équipes en place auxquelles j’avais participé, ont réalisé : la construction du gymnase, celle des locaux sportifs semi-enterrés au stade, celle du centre technique municipal, la réfection complète ou presque de l’église, de lavoirs, l’agrandissement du cimetière, le remplacement d’une partie (20%) de l’éclairage de la commune, une salle de classe supplémentaire à la maternelle, un réfectoire neuf à l’élémentaire, une maison médicale (la première du secteur me semble-t-il), un city Park, la maison des associations… Avec le syndicat qui précédait Eau Ouest Essonne, nous avons mis en place la régie publique de l’eau, dont j’ai assuré la vice-présidence pendant 6 ans, et que j’ai installée à Forges. Nous assurons depuis 10 ans la fourniture, sans interruption, d’une eau de grande qualité. Avec le syndicat d’assainissement, nous avons fait sortir malgré les difficultés, la station d‘épuration de Briis qui prend en charge nos eaux usées et les rejettent avec une qualité eau de baignade, sauf rare incident. Avec la CCPL, nous avons créé le centre de PMI de Forges… Alors oui, ces équipes ont bien moins communiqué, mais elles finalement bien plus ont agi !

Un mot sur les écoles, pour évoquer les dysfonctionnements nombreux qui se sont fait jour au long de ce mandat, au niveau de sorties annulées au dernier moment par exemple, ou en lien avec le manque de personnel Atsem pour les siestes. Le fonctionnement de la cantine et la façon dont sont encadrés les enfants qui s’y rendent a aussi induit des remous chez les parents. Un signalement a également été fait, sans suite majeure. Un enfant a été oublié dans un car presque 6 heures… Bref, les marges d’amélioration sont très nombreuses, à condition que l’on veuille bien examiner les problèmes en face, et ne pas rejeter les fautes sur les autres, une spécialité de cette équipe municipale.

Enfin, en regard du dossier environnement, on ne peut que constater que le bilan de l’équipe en place est mauvais. Tout ce qui est annoncé dans leur prose relève des travaux, ou de réalisations faites en syndicats intercommunaux. Et une partie des problèmes rencontrés sur la commune n’a pas été anticipée. J’en veux pour preuve le fonctionnement de l’ouvrage de rétention de tête du bourg, dont un des merlons a cédé car aucun élu ne semblé s’être soucié de son remplissage anormal. Bien sûr, on peut toujours accuser les syndicats intercommunaux de n’avoir pas fait leur travail, mais celui-ci se conduit au niveau local en association et, s’il le faut, sur l’instigation des élus communaux, pour autant qu’ils aient une connaissance réelle de leur commune. Or, des évènements récents me montrent que même après 6 ans aux manettes, des élus Forgeois ne connaissent pas bien leur commune. En ce sens, le dilettantisme a frappé encore un fois, puisque la liste de Mme Martin n’a pas hésité à tracter dans une commune voisine, montant ainsi qu’elle ne connait finalement que peu ou pas la géographie locale ! 

Pour conclure ce premier chapitre, je rappellerai la devise latine : « falsus in uno, falsus in omnibus », signifiant « faux en une chose, faux en tout »... C'est un principe qui indique qu'un témoin qui fait un faux témoignage sur un point n'est pas crédible pour témoigner sur aucun autre. En d'autres termes, celui qui a menti une fois ne peut être crédible. Il me semble que cette devise s'applique parfaitement au cas de l'équipe en place !

 

Crédit illustration :

Montage à partir du dessin de Zdenek Sasek sur Dreamstime.com




 

jeudi 5 février 2026

DE LA PRÉSIDENCE À LA PRISON :
PARCOURS D’UN CAPO DI TUTTI CAPI

M. Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa, président de la République française de 2007 à 2012, figure sans doute parmi les personnalités politiques les plus médiatiques des deux dernières décennies. À la tête de l’État, il s’est voulu un acteur de « réformes » importantes, qu’il a accompagné à grand coups de postures martiales, et de messages de fermeté sur les thèmes de la délinquance et de la sécurité renforcée. Pourtant, après son départ de l’Élysée, c’est sa propre responsabilité pénale qui a placé l’ancien chef de l’État au centre de plusieurs procès historiques, le menant à des condamnations et, pour la première fois sous la Ve République, à son emprisonnement, la première d'un ancien président.

Ici, il convient de rappeler tout d'abord l’enchaînement des affaires judiciaires auxquelles a été mêlé l’ancien président. Dès la fin de son mandat, M. Nicolas Sarkozy est rapidement rattrapé par la justice, les juges multipliant les enquêtes autour de son action politique passée. Trois grandes affaires méritent d’être mentionnées.  

La première est l’affaire des écoutes, dite aussi « affaire Paul Bismuth », du nom d’emprunt qu’utilisait le président de la République. Dans ce dossier, il apparait que ce dernier avait tenté d’obtenir des informations confidentielles d’un magistrat de la cour de cassation, M. Gilbert Azibert, sur une enquête en cours en échange d’un poste prestigieux à Monaco. Le dossier repose en partie sur des conversations téléphoniques interceptées entre M. Nicolas Sarkozy et son avocat, Me. Thierry Herzog. En 2021, l'ex-président est condamné en première instance pour corruption et trafic d’influence. Lui, son avocat et le magistrat interjettent appel devant la Cour d’appel de Paris. Celui-ci est rejeté. Un pourvoi en cassation aura la même destinée. En décembre 2024, Nicolas Sarkozy est ainsi définitivement reconnu coupable de corruption et de trafic d’influence. Ce dernier est alors condamné à trois ans d’emprisonnement dont un an ferme sous bracelet électronique. Cette peine, devenue définitive, est assortie d’une peine complémentaire d’inéligibilité d’une durée de trois ans.

La seconde affaire dans laquelle paraît l’ancien président de la République est l’affaire dite Bygmalion, dans laquelle il est accusé d’avoir dépassé les plafonds légaux de dépenses pour sa campagne présidentielle de 2012, en masquant ces dépenses via une société de communication. Selon la page Wikipédia consacrée à ce dossier : l’enquête « révèle l'existence d'une double facturation au sein de la société Bygmalion et de sa filiale Event & Cie. Ces factures montrent que le coût des meetings de Nicolas Sarkozy s'élève à 19 millions d'euros dont 14 millions auraient été facturés à l'UMP pour des prestations fictives. Dans ce montage financier, le dépassement des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy s'élèverait à 11 millions ». Des investigations journalistiques complémentaires révèlent que le dépassement serait de 17 millions d'euros et non de 11, portant sur 58 fausses factures adressées à l'UMP par Event & C. ! La justice se saisit du dossier ; le procès a lieu en 2021. A l'issue, M. Nicolas Sarkozy est condamné à un an de prison ferme, décision qui fera l’objet d’un appel. La condamnation d’un an sera confirmée, mais six mois feront l’objet d’un sursis. Là aussi, l’ancien président se pourvoit en cassation, mais la cour de Cassation confirmera la peine prononcée en appel. M. Nicolas Sarkozy est donc alors définitivement condamné dans cette affaire.

Troisième volet de « l’œuvre » de l’ancien président : l’affaire du financement libyen présumé de la campagne de 2007. Il s’agit là sans doute la pièce maitresse du dossier Sarkozy. Cette affaire mêle vente d’armes, relations internationales entre la France, la Libye et le Moyen-Orient, et une intervention militaire dans ce même pays de la France, sous l’égide néanmoins des Nation-Unies. Très vite, le journal Mediapart publie plusieurs articles affirmant qu’un accord financier secret aurait été conclu entre Nicolas Sarkozy, ses proches et le régime de M. Mouammar Kadhafi. Parmi les pièces majeures figure une note libyenne évoquant un financement de 50 millions d’euros, dont l’authenticité est longuement débattue mais jugée crédible par les magistrats. Mediapart recoupe ces éléments avec des enquêtes de terrain, des témoignages d’anciens dignitaires libyens et des flux financiers suspects. Malgré de fortes pressions politiques, des poursuites judiciaires et des accusations de manipulation, le média maintient ses révélations. Une information judiciaire est alors ouverte en 2013.

Plusieurs années d’investigations débouchent sur un procès où figurent l'ancien président, mais aussi des caciques de la droite dite républicaine. En septembre 2025 le tribunal correctionnel de Paris rend une décision historique : M. Nicolas Sarkozy est reconnu coupable d’association de malfaiteurs, une qualification qui implique un projet concerté et organisé par plusieurs personnes, et visant à obtenir un financement étranger illégal. Selon la page Wikipédia dédiée, « le 27 mars 2025, le parquet national financier requiert à l'encontre de Nicolas Sarkozy une peine de sept ans de prison et de 300 000 euros d'amende, ainsi que cinq ans d'inéligibilité. Pour Claude Guéant et Brice Hortefeux, l'accusation demande des peines de respectivement six et trois ans de prison, assorties d'amendes. Le tribunal met le jugement en délibéré ». En septembre 2025, la décision du tribunal tombe : « Ms. Nicolas Sarkozy, Claude Guéant et Brice Hortefeux sont déclarés coupables d'association de malfaiteurs. M. Claude Guéant est également condamné pour usage de faux, blanchiment aggravé, trafic d’influence et corruption passive. […] Pour justifier la peine, le tribunal a souligné en introduction qu'il s'agit « de faits d'une gravité exceptionnelle, de nature à altérer la confiance des citoyens dans ceux qui les représentent et sont censés agir dans le sens de l'intérêt général, mais aussi dans les institutions même de la République ». Il est également condamné pour avoir « laissé ses plus proches » collaborateurs démarcher « en son nom » la Libye de M. Mouammar Kadhafi pour financer sa campagne victorieuse de 2007 et « envisager des contreparties diplomatiques (…), économiques (…), et juridiques, [dont la] promesse de levée du mandat d’arrêt » [d’un terroriste connu]. M. Nicolas Sarkozy écope de cinq ans de prison avec mandat de dépôt différé, assortis d’une amende de 100 000 € et d’une inéligibilité de cinq ans. Même s’il conteste fermement ce verdict et annonce son intention d’en appeler, la Cour ordonne l’exécution immédiate de la peine, ce qui signifie que l’ancien président doit commencer à purger sa peine avant même que son appel soit examiné. La suite est connue : un passage très médiatisé à la Santé, une cure de yaourts, une extase divine et un bouquin vendu à des milliers d’exemplaires…

Au-delà des faits, l’emprisonnement et la libération du président constituent un évènement quasi  sans précédent. M. Nicolas Sarkozy est en effet le premier président français de la Ve République à aller en prison post-présidence. Cet événement appelle cependant le cas du maréchal Pétain après la Seconde Guerre mondiale, un rapprochement sans aucun doute délétère. Le séjour de M. Nicolas Sarkozy en prison sera néanmoins de courte durée. Un juge d’appel lui accorde en effet une libération conditionnelle, un placement sous contrôle judiciaire dans l’attente de l’examen l’appel qu’il a interjeté.

L’affaire prend un tour cocasse - le terme étant sans doute discutable - en raison de l’incohérence entre les propos tenus par l’ancien président et certains de ses proches sur le thème d’une justice permissive, et leurs plaintes constantes sur une justice trop sévère, en raison des la présence de « juges rouges » longtemps décrits comme trop laxistes. Bref, c’est le paradoxe de la condamnation et du discours sécuritaire récurrent. Avant et pendant sa présidence, M. Nicolas Sarkozy s’est fortement positionné en faveur d’un État fort, d’une politique de sécurité rigoureuse et d’une lutte accrue contre la délinquance. On se rappellera de son « Kärcher », caractéristique du style de ses discours durs et cassants, sur l’autorité, l’immigration et la souveraineté nationale. Ce positionnement dans lequel il a emprunté à l'extrême-droite certaines de ses outrances, a longtemps fait de lui une figure majeure de la droite française, capable de mobiliser autour de la sécurité et d’un ordre dit républicain. L’ensemble des condamnations rappelées ci-dessus ramène une contradiction politique majeure : comment un homme qui prêchait l’exemplarité et la fermeté peut-il être jugé, définitivement et à au moins deux reprises, coupable d’infractions mettant en cause l’intégrité de l’action publique ? La question est d’autant plus frappante que ces condamnations concernent des infractions liées précisément à l’exercice du pouvoir ou à l’utilisation du système politique pour obtenir des avantages personnels ou politiques.

Ce contraste alimente les critiques d’adversaires politiques et de citoyens sceptiques : pour certains, il illustre une forme d’immunité passée des élites, désormais confrontée à un État de droit indépendant qui peut juger sans distinction les puissants. Pour d’autres, ce scénario nourrit une perception de chasse aux sorcières politique, où des décisions judiciaires seraient détournées à des fins partisanes, remettant en question la neutralité du système judiciaire. Les amis de M. Nicolas Sarkozy s’en sont d’ailleurs donné à cœur joie sur ce registre, sans ce rendre compte qu'ils affaiblissaient ainsi la démocratie. Car la question qui reste en suspens est quelles sont les implications de ces affaires pour la démocratie française ? Je vois à titre personnel deux réponses possibles. La première est positive, c’est celle de la l'existence d'une vraie force de la démocratie liée l'indépendance de la justice. Ces derniers thèmes sont sans doute à modérer, mais il est rassurant de constater qu’en France, nous avons été capables de condamner à deux voire trois occasions un ancien président de la République pour des faits d’une extrême gravité. On peut aussi voir dans ces condamnations, même s’il aura fallu une quinzaine d’années pour y arriver, une victoire de l’État de droit. Elles montrent que la justice peut fonctionner de manière autonome, même si elle subit sans doute des pressions politiques qui la ralentissent. Autre point, ces condamnations montrent aussi  qu’il y a dans ce pays, en dépit d’un classement mondial encore fortement améliorable, une tolérance limitée pour la corruption et les abus de pouvoir. Dans ce schéma, le fait que l’ancien président Sarkozy soit jugé et condamné, puis mis en prison, constitue un signal fort envoyé à tous les citoyens sur le fait que personne n’est intouchable. Cela devrait renforcer la confiance dans les institutions, en soulignant que les pouvoirs politiques sont soumis à un contrôle judiciaire indépendant, un pilier fondamental dans toute démocratie mature.

À l’inverse, on peut voir dans ces condamnation un risque potentiel : celui de la polarisation accrue de la vie politique. Quand un ancien président est condamné de manière aussi spectaculaire, cela peut alimenter des théories de partisanerie judiciaire, créer des fractures encore plus profondes entre camps politiques, et donner à une partie de l’opinion le sentiment que le système judiciaire est utilisé comme un outil contre des adversaires, bref qu’il est instrumentalisé. Il faut alors se pencher sur le nombre de magistrats qui ont eu à travailler sur les « affaires Sarkozy », pour constater que l’instrumentalisation politique, comme l’argument des juges rouges évoqué plus haut, ne tiennent pas. Reste que le constat qui découle de ces affaires est plus que navrant : notre pays a été dirigé pendant 5 ans par un individu fort peu recommandable, multi-délinquant avéré, impliqué avec d’autres dans des affaires peu reluisantes, une sorte de capo di tutti capi… Bref, la honte !

Les condamnations de M. Nicolas Sarkozy, leur exécution et la manière dont elles s’inscrivent dans le débat public représentent cependant un moment charnière pour la démocratie française contemporaine. Elles posent frontalement la question de l’indépendance de la justice, de l’exemplarité des responsables publics, mais aussi de l’interprétation politique de décisions judiciaires. La tension qui en résulte - entre État de droit et risque de fracture institutionnelle - demeure au cœur du débat. Elle invite les Français, au nom desquels la justice est rendue, à réfléchir à ce que signifie réellement l’égalité devant la loi dans un pays qui se veut à la fois libre, juste et démocratique, mais qui reste aujourd’hui fragile face à la montée d'une extrême droite virulente et décomplexée. 

 

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