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jeudi 12 mars 2026

CACHEZ CES PANNEAUX
QUE JE NE SAURAIS VOIR !


 

Un très court billet pour m’étonner de la disparition des panneaux électoraux des endroits où ils se trouvaient habituellement installés dans notre commune…

Dans quelques jours, les élections municipales ! J’ai un espoir, minime mais réel, de voir l'actuelle liste municipale battue, afin que notre commune retrouve de l’air, de la joie, de la motivation et surtout un traitement équitable des citoyens et des associations. J’ai en effet suffisamment dénoncé ici les agissements lamentables de l’équipe actuelle pour me dire qu’à quelques jours des élections, on avait maintenant tout vu. Mais non !

Denier gag en date, donc, le déplacement des panneaux électoraux des endroits où ils étaient habituellement installés. L’intérêt de ces panneaux est d’informer la population de la tenue des élections, et de présenter, certes de façon très succincte (en général une affiche d’un format contraint), les listes ou candidats en présence. Bref, j’y vois un élément de démocratie locale, sans doute très formel, mais néanmoins indispensable. En général, les panneaux sont installés de façon visible, informative, au centre des bourg ou à proximité de lieux où les citoyens se promènent et où ils sont susceptibles d’être vus. En général… Car, lors de cette campagne, les règles ont changé. Si quelques panneaux sont restés disposés dans des endroits visibles (écoles et place du Gal. Leclerc par exemple), certains ont été déplacés et rendus quasiment invisibles. C’est le cas du panneau qui se trouvait à l’entrée de la mairie, rue du Dr. Babin, qui a tout simplement disparu. Il semblerait qu’il soit maintenant positionné rue de l’église, quasiment en face d’un autre panneau électoral d’ailleurs ! Lors de mon passage, l’un des deux était en partie caché par une poubelle. Je me demande cependant pourquoi en mettre deux, l’un face à l’autre…


La situation est encore bien plus cocasse dans les hameaux
. En général, comme je l’expliquais plus haut, on les place au centre des hameaux. Ces derniers jours, l’usage a changé. À Chardonnet (photo ci-dessus), le panneau est à la sortie ouest du hameau, quasiment dans les champs. À Ardillières (photo ci-dessous), au lieu d’une installation sur la placette centrale, il est maintenant accolé à la dernière maison du village, à un endroit où personne ne s’arrête. Le summum est atteint à Bois d’Ardeau (photo d'illustration, en haut de page), ou le panneau est installé au milieu de nulle part, quasiment sous le pont de l’autoroute… 

Je me demande quelles sont les motivations de l’équipe en place, puisque le positionnement de ces panneaux est décidé par le maire, mais j’ai quand même l’impression qu’il s’agit d’une tentative partielle d’invisibilisation… Alors que dans le même temps Madame la maire et son équipe se gausse d’une soi-disant transparence. Encore une fois, aujourd’hui comme au cours des 6 dernières années, il y a un monde entre ce qui est dit et fait dans cette commune. Espérons simplement que ce triste épisode se termine dimanche prochain !


jeudi 5 mars 2026

LES PETITS ET GROS MENSONGES DU MANDAT 2020-2026 (2)


L'effort de décryptage des propos de l'équipe en place, relatifs à son bilan, se poursuit, avec sans doute la partie la plus croustillante du programme. En effet, le discours le plus décalé de la réalité - pour rester politiquement correct - et le plus caractéristique de l’autosatisfaction dont font preuve Mme Martin et ses co-listiers, reste celui qui concerne les associations. 

Pour aborder cette question , je procède ici comme précédemment : les propos de l'équipe en place apparaissent en italique, les miens en caractères droits.

Le premier chantier a été de mettre en place un traitement transparent, ouvert et équitable des demandes de subventions fondé sur un document commun renseigné par chaque association requérant une subvention.

Le traitement évoqué n’a malheureusement jamais été transparent. Pendant tout ce mandat, les demandes de nombreuses associations forgeoises se sont trouvées confrontées assez systématiquement à des non-réponses, ou à des refus d’explications. Un clientélisme certain, pour ne pas parler de ségrégation, existe aussi : ainsi selon le quartier de Forges où vous habitez, vous disposerez ou non de tables et de barnum municipaux pour une fête des voisins. Selon que vous appartenez à telle ou telle association, vous disposerez pour l’année des clefs pour accéder à la salle municipale ou non, et selon l'association à laquelle vous appartenez, vous aurez la possibilité ou non d’organiser des actions dans les fêtes locales susceptibles de vous fournir un soutien financier… La version actuelle de, je cite, « la transparence et l'équité » !

Le montant global affecté à ces subventions a été maintenu en dépit des contraintes budgétaires et que des subventions de projet ont été mises en place : elles permettent de financer une action exceptionnelle d’une association en direction des Forgeois. 

C’est faux, et c’est donc un mensonge. Le montant des subventions aux associations a été sensiblement réduit au cours de la mandature. L’analyse financière des données budgétaires publiques, montre que ces subventions sont passées de 64 000 euros environ en 2020 pour le dernier budget voté par la mandature précédente, à 15 900 euros en 2025 environ, auxquels s’ajoutent 8 700 euros environ au titre des subventions conditionnelles. Celles-ci sont liées aux soi-disant « actions exceptionnelles » en direction des Forgeois, alors que celles-ci relèvent le plus souvent de l’action normale de l’association. En rendant exceptionnel ce qui devrait être a priori la norme, la commune choisit donc délibérément de réduire encore plus les subventions versées.  Et même si je prend en compte les subventions anciennement attribuées à la MCL, on constate que les subventions aux associations ont été divisées par deux environ en 6 ans ! 

Un cadre de partenariat a été proposé avec un engagement réciproque municipalité – association : il décrit des règles générales et communes de fonctionnement, sans pour autant être rigide pour s’adapter aux spécificités.

De nouveau, des propos inaudibles ! Tout d'abord, ce cadre de partenariat a été rejeté massivement par les associations. Elles ne l’ont pas signé en raison de l’existence de clauses léonines, voire illégales, que l’actuelle municipalité a pourtant tenté d’imposer, même après que l'on en ait fait la remarque. Ces clauses introduisaient en effet un déséquilibre majeur entre les obligations des uns et des autres, et introduisait de facto un asservissement du monde associatif forgeois au bénéfice des actions de la municipalité. Par ailleurs, plus fondamentalement, ce cadre induisait un risque indirect majeur, celui de donner à la commune autorité pour s’immiscer dans les règles de fonctionnement des associations.

Au-delà des subventions dont nous avons déjà parlé, de nombreuses ressources communales sont mobilisées. Les salles bien entendu dont les heures d’ouverture ont sensiblement augmenté sur ce mandat, avec une optimisation des créneaux (y compris l’extension de leur ouverture sur des périodes de vacances quand cela est possible) pour répondre à la forte demande, ce qui implique le partage des salles plutôt que les espaces réservés à une seule activité.

Là on nage dans l’Orwellien, dans une réalité alternative, un autre monde. Dans les faits, la municipalité a fermé au cours de ce mandat 500 m2 environ d’espaces associatifs. Je les liste : salle polyvalente parties haute et basse, ancienne AMM, salle multi-usage de la maison des associations, et salle de réunion de la maison des associations. Emblématique de la considération de l'équipe de Mme Martin, la maison des associations a d'ailleurs débaptisée. Ces divers changements ont pour conséquence l'entassement de nombreuses associations dans les mêmes locaux, mais en proposant des horaires inadaptés. Ou plutôt, devrais-je dire, en imposant ces horaires ! Certaines associations ne disposent pas toujours des créneaux d'ouverture des salles pour leur année d'activité. De plus, cette municipalité n’a pas hésiter à donner des priorités d’usage à des associations extérieures à la commune, au détriment des associations forgeoises, et ce, encore une fois, dans l’opacité la plus totale !

La municipalité a également ouvert les événements communaux à un plus grand nombre d’associations (fête de la Châtaigne, de la musique, de la Saint Patrick, Olympiades, Journées du Patrimoine, Brocante, Forges Rose, Téléthon…), favorisé la mutualisation des moyens et de projets entre associations.

Le discours sur la facilitation de l’activité associative sera clairement mal perçu par les associations. Dois-je par exemple rappeler les propos méprisants tenus par des représentantes de la commune aux présidentes et présidents d’associations lors d’une réunion dédiée aux subventions ? Des élues actuelles les ont quasiment traités d’irresponsables. Dois-je parler de l’absence de formules de politesse sur des courriers municipaux, dont certains ont d’ailleurs été signés par une élue forgeoise alors même qu’elle été décédée ? Plus grave, dois-je évoquer ici les menaces écrites de Mme la maire sur la possibilité de décider du devenir de matériels associatifs, de la volonté d’évincer deux associations des locaux qu’elles occupaient en dépit de l’existence d’une convention d’occupation ? Dois-je aussi rappeler les propos quasiment insultant adressés par des élus de l’actuelle équipe municipale sur un réseau social, visant des responsables associatifs ? Tous ces documents et témoignages concernent des actes dont certains sont pénalement répréhensibles. Ils sont conservés bien entendu par les intéressés et ils constituent autant de preuves des mensonges de la municipalité dirigée par Mme Martin sur la façon dont l’activité associative est soi-disant « soutenue » à Forges.

Pour terminer ces deux articles sur le sujet du « bilan » de l'actuelle équipe, il convient de dire que l’incurie municipale et les contre-vérités qu'elle a propagées sont telles qu’il faudrait sans doute un livre entier pour tout démonter. Il convient aussi de rappeler ici les irrégularités commises par des élus municipaux, à plusieurs reprises. J’ai évoqué plus haut les clauses léonines du fameux contrat de partenariat (entendez, à mon sens, de mise sous tutelle) « proposé » aux associations, et les menaces de disposer de leur matériel au cas où elles n’obéiraient pas aux injonctions communales. Ce dernier point, si les menaces municipales avaient été mises en oeuvre, aurait fait l’objet d’une action en justice car la jurisprudence administrative - notamment celle du Conseil d'État - rappelle régulièrement que les collectivités doivent respecter la personnalité juridique et l’autonomie patrimoniale des associations.

Certaines autres infractions commises par l’équipe en place sont mineures, d’autres constituent des fautes lourdes. Je citerai ici le rajout à l’ordre du jour de conseil municipaux de points nécessitant un vote. C'est évidemment illégal, mais cela n'a pas empêché Madame la maire de le faire. Tout au plus peut-on rajouter un point n’ouvrant pas lieu à délibération, à titre d’information, sous réserve de l’acceptation des membres du conseil. Ma réaction a été d’informer le contrôle de légalité en Préfecture qui m’a donné raison. Conformément, là aussi, à la jurisprudence constante du Conseil d’État, le vote était irrégulier et la Préfecture a demandé une nouvelle délibération du Conseil municipal de Forges. Sans lien, mais plus grave, au moment des élections législatives, des membres et proches de l’actuelle municipalité et  ont tenté de refuser l’accès d’un délégué des candidats à certains bureaux de vote forgeois, sur le mode « t'as rien d'autre à faire qu'à nous emmerder ?». Ce routier de la politique ne s’est pas laissé faire, mais on a là frôlé l’incident qui aurait pu conduire, très éventuellement, à l'annulation du scrutin dans notre commune ! Ajoutons à la liste des hautes œuvres de l’actuelle équipe, Madame le maire en tête, le refus de prêter une salle à une association au motif que ses activités seraient politiques ! Cela aura pu aussi lui valoir une condamnation administrative, le motif politique ne pouvant constituer un argument valide de rejet de prêt de salle. La jurisprudence est constante à ce sujet, et conforme là aussi à l’avis du Conseil d’État.

Les deux plus gros couacs de la mandature doivent maintenant être exposés. Le premier a concerné le refus d’un des élus forgeois, président d’un syndicat intercommunal, de présenter le budget syndical, en entravant ainsi le fonctionnement. Il s’agit, bien sûr, d’une faute très lourde. Dans cas, il a incombé au Préfet de saisir la chambre régionale des comptes. La Préfecture a alors pris alors la main sur le fonctionnement financier du syndicat, qui s’est empressé de se débarrasser de l’inconvenant président forgeois. Madame la maire, qui était également membre des délégués, a tenté de renvoyer la faute sur une autre personne, en l’occurrence un des représentants forgeois, élu d’opposition… Inutile de dire qu’un niveau intercommunal, et suite à l’incurie de l’élu de Forges qui présidait, notre commune a été la risée de communes alentours. 

Enfin, « last but not least », le second gros couac qui traduit l’inconséquence de certains de nos élus communaux, a été la tentative de Madame la maire de refuser une date de mariage proposée par des Forgeois, au motif que celle-ci ne lui convenait pas. Ce refus est bien sur totalement illégal. De plus, les adjoints comme les conseillers municipaux, ces derniers sous conditions, peuvent procéder aux mariages. Il ne s'agit en aucun cas d'une prérogative du seul ou de la seule maire.  Il faut donc savoir qu'un élu ne peut en aucun cas refuser une date de mariage du moment que celle-ci n'est pas un jour férié ou un dimanche. Le choix de l'heure, lui doit a priori être décidé d'un commun accord. Les futurs époux ont indiqué à Madame la maire qu'ils pourraient donc saisir le procureur de la République, ce qui l'a conduit à céder. Cette dernière, mauvaise perdante, a tenté de « se venger ». Elle a tout d'abord imposé une heure de cérémonie très défavorable aux mariés, heure qui n'a donc pas été choisie de concert. Elle leur a aussi élégamment indiqué que leur mariage ne serait pas annoncé dans le journal local ! Quelle classe, et au delà, quel sens remarquable du service public ! En tout état de cause, ce refus, qui aurait constitué une voie de fait, aurait pu exposer la maire à une condamnation, et à des dommages et intérêts.

Je n’ai fait qu’un tour d’horizon restreint des errements municipaux, du dilettantisme de plusieurs élus, du « je-m’en-foutisme » de certains autres… Surtout, j’ai tenté, ici comme dans tous les articles de mon blog concernant Forges, de dénoncer, au plus près de la vérité, ce qui ne va pas dans notre commune, toutes les exagérations, toute l’autosatisfaction, tout le manque d’écoute et l’entre-soi des élus actuels. Il me semble que les élections municipales qui arrivent sont le bon moment pour que cela change. Or, pour que notre commune retrouve un fonctionnement plus harmonieux, plus équitable, plus transparent, plus ouvert, et tout simplement plus juste, il faut donc faire perdre la liste municipale actuelle. Sinon perdureront les passe-droits, les copinages, la com à outrance, les petits et gros arrangements avec les faits, et surtout le mépris érigé en mode de gouvernance ! Aujourd'hui, « ya basta ». 

 

Crédit illustration :

Montage à partir du dessin de Zdenek Sasek sur Dreamstime.com 

 

samedi 21 février 2026

LES PETITS ET GROS MENSONGES
DU MANDAT 2020-2026 (1)



Des relations m’ont informé de l’ouverture du site de campagne de la liste portée par Mme Martin, l’actuelle maire de Forges, et ils m’ont conseillé de le consulter, tellement certains ont été choqués par la présentation des faits évoqués. Comme à son habitude, l’actuelle municipalité embellit son bilan, présente des données tronquées voire des informations fausses ou mensongères.

Je n’ai ni le temps, ni l’envie de détailler l’ensemble des propos de l’actuelle équipe municipale, que j’ai régulièrement analysés sur ce blog, mais leurs éléments de communication méritent d’être dénoncés tellement la réalité qu’ils décrivent est éloignée des faits.

Je cite donc ci-dessous en italique le texte des propos de l’équipe en place, recopié à partir de leur site de campagne. Mes commentaires paraissent en caractères droits, entre ces items. L’article sera divisé en deux sections, tellement la liste des « approximations » et des contre-vérités municipales est - effectivement - longue.

Commençons par l’urbanisme car cela vaut son poids de cacahouètes.

Sur [la période 2012-2020], près de 300 permis de construire ont été accordés, représentant environ 400 logements supplémentaires... 

Le site de référence SITADEL indique 249 permis délivrés entre 2013 et 2025. Si je retire les quelques 100/120 permis de construire accordés par l’équipe en place, on serait autour de 150 permis délivrés entre 2013 et 2020. En accord avec cet ordre de grandeur, un autre site de référence (France-cadastre), fait ressortir environ 170 permis sur la période 2012-2020. On est donc loin, très loin du chiffre de 300 permis délivrés pendant la mandature 2012-2020, mais l’équipe en place n’est pas à une exagération près.

Pour mémoire, à notre élection, nous avions trouvé 19 procès-verbaux concernant le seul lotissement du Pré aux Chevaux dressés par l’ancienne municipalité que nous avons réglé pour l’essentiel sans procédure (lourde pour les administrés comme pour la commune) : PV infondés, remise aux normes négociée... Sur le mandat actuel, 3 procès-verbaux ont été dressés, dont 2 motivés par des impacts environnementaux majeurs, le résultat du professionnalisme et du dialogue instauré avec les habitants.…

Premier point, les PV n’étaient pas infondés car ils concernaient pour beaucoup des infractions à la police de l’eau. Malgré les nombreuses réunions avec les propriétaires concernés, les propositions de règlement amiable, les infractions n’ont pas été traitées. D’où, d’ailleurs aujourd’hui, des problèmes de flux d’eau sur le site. Mais passons ! Deuxième point, plus général, il est très facile de « régler » ce type de problème en décidant de ne rien faire. Pour mémoire, la maire actuelle et son équipe en avaient fait un argument de campagne et elles s’étaient proposées de ne pas poursuivre des personnes qui n’avaient pas respecté leur permis de construire, si ces personnes votaient pour leur liste. Une lettre en ce sens leur a même été adressée. Il s’est donc agi d’une sorte d’achat de voix déguisé, basé sur un mécanisme simple mais redoutable : on sait que vous êtes en infraction, mais on passera l’éponge. Bref, pour la centaine d’autres personnes titulaires de permis de construire qui se sont cassé la tête pour respecter les normes, l’attitude de l’actuelle municipalité revient à les considérer finalement comme des neuneus qui ont bêtement suivi les règles. Bravo ! On reviendra d’ailleurs sur le respect des règles plus tard, dans un second volet.

Le suivi régulier du déploiement fait avec la Gendarmerie confirme l’impact très positif de la vidéo protection : recul drastique des dépôts sauvages et des incivilités, taux d'élucidation des affaires par la brigade de Limours en forte croissance...). Le travail de terrain permet également d'ajuster le dispositif (ajout ou repositionnement de quelques caméras).

Sur la vidéo protection, le discours est tellement baigné d’autosatisfaction qu’il en est ridicule. Comme attendu des données étudiées concernant différentes villes en France et en Europe, études menées par des spécialistes incluant des personnels de forces de l’ordre, les caméras à Forges n’ont pas permis de faire baisser la délinquance de façon spectaculaire. Voyons les chiffres. Pour les cambriolages, on est passé de 16 faits en 2020 à 21 en 2024, et pour la violence contre les personnes de 11 à 21 faits pendant la même période (source : obs. de la délinquance, l’internaute). De même, entre 2024 et 2025, le nombre de dégradations volontaires a progressé de 55%, et celui des coups et blessures volontaires de 37% (source : ville-data.com) ! Pour mémoire les caméras ont été installées en 2023. Un examen rapide des primes d'assurance payées par la commune, en hausse suite à des vols que la mairie évoque, corrobore l'analyse que je fait.

Passons au volet activité économique, car il n’est pas en reste…

Le marché du samedi matin s'est considérablement développé, accueillant un nombre croissant de commerçants fidélisés (primeur, traiteurs italien et cuisine du monde, pâtisserie, poissonnier...), une offre variée appréciée des Forgeois.

Le marché ne s’est pas si développé que cela. C’est, il est vrai, difficile à faire. Il convient cependant de rappeler que l’actuelle municipalité a fait fuir plusieurs commerçants, même si deux ou trois autres sont revenus. Par ailleurs, l’actuelle municipalité s’est aussi ingéniée à rendre la vie des commerçants du marché plus difficile, en éloignant sensiblement leurs stocks de leurs étals, via des interdictions de stationner. J’ajoute à cela que faire venir à Forges des commerces qui proposent les mêmes produits que ceux de commerçants forgeois est une absurdité. Un camion pizza sur la place du marché, à 50 m du commerce de « fast-food » et pizza local, c’est une concurrence stupide.

Cette énergie n'est visiblement pas communicative à notre boulanger dont nous attendons tous qu'il se décide à ouvrir, mais ce n'est en aucun cas une attente passive, nous travaillons à des alternatives !

On peut affirmer ici que la municipalité a mis les bâtons dans les roues de la boulangerie en contactant un ou des boulangers d’autres communes pour les inciter à s’installer à Forges, plutôt que de travailler à la venue de l’artisan qui a racheté la boulangerie. Mais c’est sans doute ce que la liste de Mme Martin appelle un soutien à l’activité commerciale.

Les marchés à thème (Saint-Valentin, Fête des mères…), les marchés de producteurs délocalisés au Parc des Thermes, ainsi que les événements communaux (offres Dîner-Spectacle, Fête de la Châtaigne, Marché de Noël) constituent autant d’opportunités pour les artisans et producteurs locaux de faire connaître et développer leur activité…

Comme au sujet d’autres questions, l’actuelle équipe municipale fait croire qu’elle a inventée la roue. Les fêtes de la Châtaigne, dont l’équipe en place a malheureusement tué l’esprit, existent depuis au moins 25 ans. L’offre diner-spectacle existe aussi à Forges depuis longtemps, au moins 10 ou 12 ans, et on ne peut pas affirmer qu’elle ait été fortement promue au cours des 6 années passées. Le soutien au commerce local est d’ailleurs fort discutable selon les dires mêmes de certains commerçants. En sus, la multiplication des marchés présente-t-elle un véritable intérêt, surtout à un moment où il convient de nous interroger sur notre frénésie de (sur)consommation ? Transformer les Forgeois en clients, en « cochons de payants » semble être la politique poursuivie par l’actuelle municipalité, sans que ne se pose la question des réemplois, du troc, des échanges participatifs…

Par ailleurs le site de la liste municipale actuelle oublie de mentionner qu’elle a, par son inaction, loupé l’implantation de 50 à 60 emplois sur la commune. Ceux-ci auraient sans aucun doute dynamisé l’activité locale. Je veux parler ici du superbe projet d’implantation du conservatoire national des véhicules anciens (CNVA) qu’elle a laissé tomber, et de la fermeture autoritaire de l’espace de coworking à un moment où il hébergeait une dizaine d’emplois partis aujourd’hui ailleurs. Le manque de soutien total du projet du CNVA est d’autant plus surprenant que celui-ci avait été validé par une assemblée de Forgeois, dont des élus actuels, lors d’un assez long travail participatif.

Glissons maintenant vers l’entretien de la commune ! Alors certes, l’actuelle municipalité a refait des voiries, mais souvent en se dispensant de réaliser l’enfouissement des réseaux. En sus de l’aspect esthétique intéressant, cet enfouissement rend la ville plus « résiliente » pour user d’un terme très à la mode. En effet, face aux changements climatiques que nous connaissons, les réseaux aériens deviennent de plus en plus fragiles. La contrepartie est que le coût des travaux est multiplié par 2 ou 3 si on enfouit les réseaux, mais s’agissant d’un investissement de très long terme, la « rentabilité » est là. Autre problème, il faut attendre les études et les retours des cabinets d’expert pour enfouir. Pour une équipe qui considère la com. comme primordiale, cette attente était sans doute insupportable.

La remise à niveau a également concerné les bâtiments : salles communales, écoles, tour d’embouteillage et mur du parc des Thermes, révision et remplacement du parc de chaudières frappé tout à la fois de vétusté ou de défaut d’entretien, un des leviers de bon sens qui nous a permis une réduction significative de notre consommation d’énergie.

On recherchera sans doute assez longtemps la remise à niveau des bâtiments communaux ! Rappelons que pendant le mandat de l’équipe actuelle de nombreuses salles ont été fermées. Certaines ont même été dégradées (polyvalente basse), d’autres ont même été rendues non utilisables (ancienne AMM), gymnase (où le chauffage et l’eau chaude ont été coupés pendant des mois suite à une panne), des chaudières récentes ont été qualifiées de vétustes pour être remplacées… Ce qui est remarquable dans ce bilan, sur ces points comme sur d’autres, c’est là encore l’incroyable poids de la communication, par rapport à l’impact réel des travaux effectués. On répare un mur, on bouche un trou, on remet, un peu de gazon ici, un radar pédagogique, là, et que ce passe-t-il ? Hop, l’actuelle équipe vous inaugure cela, vous sort deux pages dans le petit Forgeois comme si c’était exceptionnel, alors qu’ils agissent tout juste de l’entretien normal de la commune comme les autres l’ont fait avant eux, tout aussi souvent. Pas de quoi en faire des tonnes donc !

Quant à l’effort d’investissement, sans précédent, on est là dans le mensonge grossier. Profitant de la mémoire courte de certains, l’équipe en place se vante des travaux d’agrandissement faits à la maternelle. C'est vrai, ces travaux ont été faits ! Cependant, des travaux équivalents avaient déjà été menées par l’équipe précédente. Et pour le sans précédent, je vais juste comparer ce qu’a fait l’actuelle municipalité en 6 ans en termes d’éléments structurants : hors la maternelle, rien. Elle n’a pas été capable, dans cette période, de boucler les travaux de l’école élémentaire, essentiellement en raison de très mauvais choix de prestataires. Sur les deux mandats précédents, soit en 12 ans, les équipes en place auxquelles j’avais participé, ont réalisé : la construction du gymnase, celle des locaux sportifs semi-enterrés au stade, celle du centre technique municipal, la réfection complète ou presque de l’église, de lavoirs, l’agrandissement du cimetière, le remplacement d’une partie (20%) de l’éclairage de la commune, une salle de classe supplémentaire à la maternelle, un réfectoire neuf à l’élémentaire, une maison médicale (la première du secteur me semble-t-il), un city Park, la maison des associations… Avec le syndicat qui précédait Eau Ouest Essonne, nous avons mis en place la régie publique de l’eau, dont j’ai assuré la vice-présidence pendant 6 ans, et que j’ai installée à Forges. Nous assurons depuis 10 ans la fourniture, sans interruption, d’une eau de grande qualité. Avec le syndicat d’assainissement, nous avons fait sortir malgré les difficultés, la station d‘épuration de Briis qui prend en charge nos eaux usées et les rejettent avec une qualité eau de baignade, sauf rare incident. Avec la CCPL, nous avons créé le centre de PMI de Forges… Alors oui, ces équipes ont bien moins communiqué, mais elles finalement bien plus ont agi !

Un mot sur les écoles, pour évoquer les dysfonctionnements nombreux qui se sont fait jour au long de ce mandat, au niveau de sorties annulées au dernier moment par exemple, ou en lien avec le manque de personnel Atsem pour les siestes. Le fonctionnement de la cantine et la façon dont sont encadrés les enfants qui s’y rendent a aussi induit des remous chez les parents. Un signalement a également été fait, sans suite majeure. Un enfant a été oublié dans un car presque 6 heures… Bref, les marges d’amélioration sont très nombreuses, à condition que l’on veuille bien examiner les problèmes en face, et ne pas rejeter les fautes sur les autres, une spécialité de cette équipe municipale.

Enfin, en regard du dossier environnement, on ne peut que constater que le bilan de l’équipe en place est mauvais. Tout ce qui est annoncé dans leur prose relève des travaux, ou de réalisations faites en syndicats intercommunaux. Et une partie des problèmes rencontrés sur la commune n’a pas été anticipée. J’en veux pour preuve le fonctionnement de l’ouvrage de rétention de tête du bourg, dont un des merlons a cédé car aucun élu ne semblé s’être soucié de son remplissage anormal. Bien sûr, on peut toujours accuser les syndicats intercommunaux de n’avoir pas fait leur travail, mais celui-ci se conduit au niveau local en association et, s’il le faut, sur l’instigation des élus communaux, pour autant qu’ils aient une connaissance réelle de leur commune. Or, des évènements récents me montrent que même après 6 ans aux manettes, des élus Forgeois ne connaissent pas bien leur commune. En ce sens, le dilettantisme a frappé encore un fois, puisque la liste de Mme Martin n’a pas hésité à tracter dans une commune voisine, montant ainsi qu’elle ne connait finalement que peu ou pas la géographie locale ! 

Pour conclure ce premier chapitre, je rappellerai la devise latine : « falsus in uno, falsus in omnibus », signifiant « faux en une chose, faux en tout »... C'est un principe qui indique qu'un témoin qui fait un faux témoignage sur un point n'est pas crédible pour témoigner sur aucun autre. En d'autres termes, celui qui a menti une fois ne peut être crédible. Il me semble que cette devise s'applique parfaitement au cas de l'équipe en place !

 

Crédit illustration :

Montage à partir du dessin de Zdenek Sasek sur Dreamstime.com




 

dimanche 7 septembre 2025

RENTRÉE À FORGES : LES BONS ET MAUVAIS POINTS !



Voilà un week-end chargé, avec deux évènements majeurs derrière nous : le forum des associations et la brocante. Des occasions d'échanger entre Forgeois, et pour moi de pointer du doigt quelques bons et mauvais points.

Au chapitre des satisfactions, et il est important de reconnaitre ce qu'une municipalité pourtant souvent défaillante peut - quand elle le veut - faire de bien. Je citerai ici quelques travaux d'été qui amélioreront sans doute la vie de nos concitoyens. Le plus marquant est à mon sens la création de trottoirs dans le secteur de l'Alouetterie et la pose de ralentisseurs dans une section de route départementale où nous avions vu quelques excès de vitesse significatifs (de mémoire plus de 150 km/h à Bajolet), d'où la pose d'un ralentisseur qu'une des équipes municipales à laquelle j'appartenais avait réalisée. De même pour le ralentisseur à l'entrée de de l'Alouetterie, installé là il y a au moins 10 ans, et complété en août de cette année par deux ou trois autres et une longue section à 30 km/h. Je n'ai pas vérifié si les côtes de ces ouvrages sont conformes aux recommandations, mais elles le semblent. Dans mes documents, j'avais conservé ceci, sans que je puisse m'assurer que ce texte soit toujours valable : pour les ralentisseurs trapézoïdaux, hauteur égale à « celle du trottoir moins deux centimètres, sans toutefois dépasser 15 cm. Les deux centimètres de garde sont destinés à bien marquer visuellement le trottoir en particulier pour les enfants, et à permettre aux personnes aveugles et malvoyantes de le détecter; pente des rampes d'accès au minimum 5% sans dépasser 10% ». Il y a aussi eu des coups de peinture à droite et à gauche dans la commune et un peu de fauche réalisés cet été mais pas de quoi faire les gros titre du journal local. Quoi qu'avec cette équipe, tout est bon pour se faire mousser. Quand je pense que Madame la maire a organisé une inauguration du parc des Thermes après quelques petits travaux d'entretien, au motif que les Forgeois ne connaissaient pas l'endroit, je me dis que l'équipe a dû se rendre compte que le bilan global des 5 dernières années était plus que médiocre et qu'il fallait mettre le paquet en vue des élections. C'est vrai que quand tu ne fais pas grand chose et que tu touches des indemnités en parallèle, certains ou certaines doivent avoir envie d'y repiquer...

Au sujet des élections, j'ai reçu comme beaucoup sans doute un tract d'une liste citoyenne en vue des municipales. Soyons clair, si le titre de « liste citoyenne » est raccord avec le nom de mon blog, je ne fais pas partie de cette liste et je n'en serai pas. En revanche, les orientations décrites dans le tract sont très prometteuses, et, disons-le, assez orthogonales à ce que l'actuelle municipalité a fait (ou n'a pas fait) depuis 5 ans et demi ! À titre personnel, je soutiendrai donc ce projet sans réserve. Il semblent donc y avoir trois projets de liste dans notre commune, l'équipe actuelle se représentant sans aucun doute, au côté d'une liste estampillée LFI, et d'une liste citoyenne... Alentours, j'ai cru comprendre qu'il y aurait 4 listes à Fontenay, et probablement 2 à Angervilliers.

Au chapitre des satisfactions, on peut également citer la tenue du forum des associations hier samedi 6 septembre, dans un endroit spacieux, où les associatifs ont pu se retrouver et présenter leurs activités. L'organisation était tout à fait correcte, ce qui a contribué au bon déroulement de la journée. Certains élus actuels étaient présents, et j'espère qu'ils ont pris conscience du rôle bénéfique d'un monde associatif qu'ils n'ont considéré pendant 5 ans que comme un « centre de dépenses », et fournisseur de bénévoles et d'auxiliaires potentiels au seul profit de la mairie...

Le week-end a été en revanche quelque peu gâché par une organisation déficiente de la brocante. Certains exposants ont été bloqués presque une heure dans Forges, en raison de l'impossibilité d'accéder aux rues réservées. Explication : des véhicules stationnaient à divers endroits et il a fallu attendre l'arrivée de plateaux pour les enlever. Je ne comprends pas que les places prévues pour les brocanteux n'aient pas été délimitées par des barrières, le stationnement clairement interdit, et je suis aussi très surpris que personne ne semble être passé la veille et/ou le matin très tôt pour vérifier le dégagement des places. Surtout qu'adeptes du « moins j'en fais, mieux je me porte », la municipalité a décidé d'ouvrir la brocante aux visiteurs qu'à 8H30. De mémoire, lorsque les équipes auxquelles j'ai appartenu organisaient cette brocante, tout le monde était sur le pont dès 5H00 du matin, les accès aux places vérifiés et sécurisés, l'accès des exposants se faisant parfois dès 05H45... C'était une autre époque, où les élus avaient sans doute une notion plus prégnante et plus exigeante de l'engagement personnel. Ce dysfonctionnement matutinal a fait du bruit, car passé ce jour à la boulangerie de Bris, certains se plaignaient d'avoir été longtemps bloqués dans Forges. De mon côté, j'ajouterai l'absence de contrôle des circulations, comme nous le faisons aux abords, avec des usagers de la route empruntant à contre-sens la rue de l'église le long de la mairie, ou se garant devant des sorties de type « bateaux ». Là aussi, l'engagement des élus auraient pu permettre d'éviter ces problèmes. Mais autre temps, autres mœurs...


Crédit illustration :

D'après un dessin de PL. 
https://www.bonnesimages.com/bientot-le-week-end

 



dimanche 13 juillet 2025

COMMENT LA MUNICIPALITÉ A GÂCHÉ LA FÊTE DE LA MUSIQUE



J’avais mis ce blog quelque peu en sommeil pour pouvoir disposer de plus de temps pour mes activités auprès de deux associations. Néanmoins, des évènements communaux récents, et la communication municipale toujours aussi biaisée, pour ne pas dire mensongère, m’incite fortement à relancer ce blog. Voici donc un court article pour repartir sur des bases saines. Celui-ci concerne la fête de la musique de juin dernier, qui s’est tenue au parc des Thermes. 

Il se trouve que la municipalité, plutôt que de faire intervenir le riche panel de musiciens locaux, a décidé d’obtenir les services d’un groupe de musique habitué des fêtes locales. C'est son droit, même s'il est critiquable. Cependant, plusieurs musiciens de l’Académie des Musiques Modernes (ou AMM), grande association forgeoise qui doit compter plus de 200 membres, ont demandé à jouer pour cette fête, ce qui semble a priori approprié. La demande est d’ailleurs formelle puisqu’il n’y pas besoin d’autorisation pour jouer dans les lieux publics ce soir-là. Or le parc des Thermes est un lieu public, mais passons…

Dans sa grande magnanimité, notre municipalité a décidé de consentir à ce que des musiciens et des groupes de l’AMM puisse jouer, mais avec deux conditions. Tout d’abord, malgré la présence de guitares électriques, basses, violons électriques, synthétiseurs, aucune autorisation n’a été donnée pour se brancher sur le secteur et alimenter les instruments ou les amplificateurs ! Les musiciens se sont donc débrouillés avec des batteries et des amplis sur accumulateurs. Ben oui, la générosité de nos élus à des limites, leur balourdise, beaucoup moins !

Deuxième condition, les musiciens pouvaient jouer jusqu’à 19H00, heure à laquelle le groupe intervenant devait effectuer ses réglages et ses préparatifs. Bon, pourquoi pas. Sauf que l’organisation était tellement défaillante que visiblement d’information n’avait pas été transmise. Résultat le groupe principal a commencé ses réglages, disposant lui d’une amplification sur secteur très puissante, dès 18H15, heure à laquelle les musiciens de l’AMM ont donc dû plier bagages, en opposition avec les promesses municipales.

Enfin dernier gag, montant le peu de cas que la municipalité fait des associations. Vers 16H15, alors que les musiciens amateurs jouaient, il était impossible d’accéder au parc par l’entrée de la rue d’Adélaïau, fermée à clef ! Je me suis retrouvé là avec une douzaine de personnes, dont certaines venant d’autres lieux que Forges, et qui ignoraient où se trouvait l’entrée principale. Je les ai donc accompagnées vers l’entrée principale. En en discutant avec des personnels de la commune par la suite, certains m’ont suggéré qu’il s’agissait d’implémenter un contrôle des entrées. Sauf que lorsque nous sommes entrés et ressortis, personne ne contrôlait quoi que ce soit… Intéressante façon de valoriser le parc, les musiciens bénévoles, et l’AMM. Le plus triste, c’est qu’habitué au comportement dilettante de nos élus, cela ne m’étonne en rien.



Crédit illustration :

Montage personnel sur un dessin de Fañch Ar Ruz sous licence Creative Commons.
Le dessin originel :
http://blog.fanch-bd.com/index.php?2012/06/22/600-fete-de-la-musique

 

samedi 26 avril 2025

QUAND MADAME LA MAIRE SE TIRE TROIS BALLES DANS LE PIED !



Malgré une communication très maîtrisée lorsqu’elle est réfléchie, je ne cesse de m’étonner devant les balourdises de certains de nos élus… Cette fois, Madame le maire a fait très fort en se tirant non pas une, non pas deux, mais trois balles dans le pied ! Explications.

Il y a quelques jours, la mairie informait nos concitoyens de la fermeture du parc des thermes, suite à des dégradations. Effectivement, quelques mètres carrés d’une pelouse nouvellement plantée avaient été piétinés par deux ou trois abrutis, qui en avaient également profité pour jeter des pierres dans le bassin des thermes. La vigilance de Forgeois présents sur les lieux avait mis fin à ces incivilités. Fidèle à sa politique du moins « j’en fais, mieux je me porte », la municipalité a alors décidé de fermer en totalité le parc au public, exception faite d’une inauguration municipale (de quoi, on se le demande), des « Incroyables Forgeois » qui y cultivent le jardin partagé, et de la structure d’accueil des tout-petits, qui tous deux conservent la possibilité d’y maintenir leurs activités.

Or, selon plusieurs lecteurs de ce blog qui me l’on signalé, des Forgeois auraient réagi sur un réseau dit-social à la fermeture totale du parc et ils m’ont fait suivre les messages qui y avaient été écrits. Une des réactions s’interrogeait sur le fait de punir les Forgeois en restreignant l’accès au parc – qui plus est pendant une période de congés scolaires – alors que des caméras de vidéosurveillance devraient permettre de « sanctionner uniquement les responsables » des dégradations. A cette interrogation anodine s’il en est, Madame la maire s’est vite fendue d’une réponse hilarante, qui démontre encore une fois que si la municipalité veut répondre rapidement elle le peut… La réponse porte tout d’abord sur les caméras de sécurité. Je cite un extrait de la réponse : « ce qui est recherché n’est pas tant de punir mais bien d’éviter les détériorations avant que cela se produise ». Outre une construction syntaxique discutable, cette réponse est en effet hilarante car elle confirme toute l’inutilité de ces caméras. En effet, si le but est bien de prévenir la commission d’une infraction comme affirmé dans la réponse communale, c’est raté ! Première balle donc, Madame la maire reconnait que les caméras qu’elle nous a tant vantées et qui ont couté « un petit billet » n’ont servi à rien. Rien d’étonnant : cette inutilité préventive a été rapportée à plusieurs reprises par nombre de spécialistes de la question, y compris des membres des forces de l’ordre. Je m’en suis d’ailleurs fait l’écho dans ce blog (1,2).

Deuxième gag, Madame le maire écrit qu’elle est ravie « que le parc des thermes encore peu connu il y a cinq ans puisse aujourd’hui manquer ». Premier point : comment, être heureux ou heureuse que quelque chose manque à ses administrés ? Mais surtout, en l’espèce, Madame le maire ne devrait pas faire de son ignorance une généralité. Le parc a, en effet, été très fréquenté par les Forgeois, et ce en de nombreuses occasions : fêtes des thermes bien sûr, puisque celles-ci existent depuis au moins 2010, concours de pêche, balades contées, événement Forges 1900, rallye vélo, fêtes de la musique, pour n’en citer que quelques-uns. Bref, notre élue en chef démontre dans sa réponse son manque de connaissances du passé communal, ce qui semble quand même assez consternant quand on est aux affaires depuis un moment. Il est vrai que l’implication d’élus de la commune dans la vie locale reste pour certains très limitée pour ne pas dire quasi inexistante.

Dernier maillon de cette chaîne, l’éditorial de Madame le maire dans le dernier numéro du Petit Forgeois, que je viens de découvrir. Outre l’absence de vision politique globale que ces éditoriaux révèlent systématiquement, on y retrouve deux phrases qui valent leur pesant de cacahouètes. La première est « œuvrer pour le développement du commerce local ». Je renvoie pour explication à un article récent de ce blog qui explique en quoi on frôle ici le propos mensonger, la commune ayant fait beaucoup pour décourager, en fait, nombre d’acteurs du commerce local (3). Mais le plus naïf et drôle est sans doute la phrase « nous continuerons de rattraper le retard dans l’entretien du patrimoine communal ». Alors que cette municipalité est depuis cinq ans aux affaires, ce propos constitue de facto un aveu, un premier bilan de son inefficacité et au-delà, une démonstration de l’inanité de la gestion qu’elle a mise en place depuis 2020.

En revanche, trois balles dans le pied d’un coup ou presque, chapeau !


Références :

1. Vidéosurveillance : une très décevante réunion publique. Ce blog. Novembre 2021.
Consultable en ligne :
https://dessaux.blogspot.com/2021/11/videosurveillance-une-tres-decevante.html

2. Vidéosurveillance : « game over » ! Ce blog. Février 2022.
Consultable en ligne :
https://dessaux.blogspot.com/2022/02/videosurveillance-game-over.html

3. Les petits et gros mensonges de la municipalité. Chapitre III. Ce blog. Novembre 2024.
Consultable en ligne :
https://dessaux.blogspot.com/2024/11/les-petits-et-gros-mensonges-de-la.html

Crédit illustration :

Illustration personnelle à partir d’un gif animé

mardi 8 avril 2025

NOTRE MUNICIPALITÉ N'AIME - VRAIMENT - PAS LES ASSOCIATIONS !



Combien de fois ai-je relaté ici les désagréments, les mésaventures, le mépris, les mensonges, voire les insultes que cette municipalité a depuis 5 ans jetés à la face de nombreuses associations… Il serait naïf et faux de croire qu’elle reverrait son comportement, tant celui-ci semble inscrit dans son modus operandi, tant les cultures désintéressées et associatives sont étrangères à son monde…

Les deux derniers exemples en date sont tout à fait caractéristiques des comportements de l’équipe municipale. Ainsi, mardi dernier, des associations forgeoises reçoivent un message de la mairie leur indiquant que les salles qu’elles utilisaient pour leurs activités au centre socio-culturel ne leur seraient pas accessibles samedi, soit 3 jours plus tard ! Ce mardi étant le 1er avril, on a espéré avoir affaire à un canular ! Mais non ! Le centre devait en effet accueillir une manifestation organisée par la CCPL, en l’espèce les journées des métiers d’arts. Alors, juste quelques remarques. Primo, il est difficile de croire que cette journée ait été montée « à l’arrache », lors de la semaine précédente… Si j’en crois mes honorables correspondants, ce projet existe en réalité depuis plusieurs mois. Deuxio, difficile de croire également que le choix se soit porté sur Forges au tout dernier moment. C’est en effet le genre d’évènements pour lequel il est indispensable de pouvoir compter sur des locaux appropriés et disponibles. Tout se passe donc comme si les élus s’étaient rendus compte que très tardivement que les salles utilisées l’étaient aussi par des associations. Or, comme les association sont les 28e roues du carrosse à Forges, rien d’étonnant à ce qu’elles aient été prévenues juste trois jours à l’avance…  Enfin dernier point au sujet de ce nouvel et regrettable exemple du mépris communal vis-à-vis du monde associatif, aucune des salles utilisées par la MCL ou Forges en transition n’était occupée le jour de la fête des métiers d’art. Une nouvelle fois, la municipalité a juste mis un veto sur l’activité associative, sans raison valable…

Ensuite, j'avais évoqué dans un précédent billet le fait que la marie a fermé ou rendu difficile voire impossible l’accès de plusieurs associations aux locaux et surfaces communales. En cinq ans, j’estime en effet que ce sont environ 500 à 1000 m2 dont l‘accès est maintenant impossible, ou fortement restreint, dont le rez-de-chaussée et l’étage de la salle polyvalente, l’ancienne AMM/mairie, et plusieurs salle du centre socio-culturel dont Messidor et Floréal. Parmi ces surfaces, j’avais aussi cité la maison des associations, occupée par l’académie des musiques modernes (AMM), mais d’où ont été chassées toutes les autres structures non municipales. Dernière étape en date, confirmant ce fait, la maison des associations a été débaptisée par la municipalité pour ne conserver que le titre « d’escapade culturelle », une activité qui n’est d’ailleurs pas l’activité principale menée dans ce bâtiment. Ce changement de nom a au moins le mérite de la clarté, confirmant de fait le peu de place qu’occupe le monde associatif dans la commune. En incidente, vu la façon dont les choses se passent, je serais l’AMM, je commencerais à me faire des cheveux quant à la possibilité de continuer à utiliser ce bâtiment dans l‘avenir. D’autant, comme je l’indiquais précédemment, que l’accès à la grande salle de répétition leur est maintenant interdit. Tout ceci n’empêchera pas la commune de se prévaloir dès qu’elle le peut de son soutien au monde associatif, soutien qui ressemble de plus en plus à celui dont M. Donald Trump fait preuve lorsqu’il dit soutenir l’Ukraine…  


dimanche 2 février 2025

NOTRE MUNICIPALITÉ N'AIME PAS LES ASSOCIATIONS !

 



Depuis que ce blog existe, j’ai publié au moins une bonne douzaine d’articles au sujet des associations et de la façon dont elles sont traitées dans notre commune. Si certaines de ces associations, on s’en doute, on fait l’objet d’un traitement de faveur de la part de de l’actuelle municipalité, d’autres avaient été plus ou moins épargnées par la politique de courte vue qui caractérise l’équipe municipale… Le vent pourrait tourner cependant.

À plusieurs reprises, en effet, j’ai présenté les errements, pour rester politiquement correct, de la municipalité vis-à-vis du monde associatif. Ceux-ci incluent des promesses pas toujours tenues, mais aussi des contre-vérités, des mensonges, et plus grave des propos possiblement diffamatoires, et même des insultes sur des réseaux dits sociaux. Une liste non limitative, malheureusement.

Cette municipalité n’aime donc pas du tout le monde associatif. En sus des comportements assez lamentables que je décris plus haut, il faut ajouter, en soutien à mon propos, qu’elle a, depuis son arrivée aux affaires, fermé nombre de salles municipales dédiées aux associations. Elle a aussi limité l’accès au reste des salles et espaces associatifs disponibles, tout en tentant d’en financiariser l’accès, entraînant assez souvent des difficultés de fonctionnement. Parmi les espaces dont la disponibilité s’est restreinte, ou qui sont maintenant interdites aux associations, citons le rez-de-chaussée et l’étage de la salle polyvalente, l’ancienne mairie (également appelé ancienne AMM, pour académie des musiques modernes), les salles Floréal et Messidor, ainsi qu’une partie de la maison dite maison des associations, transformée en annexe de la mairie… J’estime à plus de 1000 m2 les surfaces disparues ou d’accès limité.

Dernier exemple en date de cette politique anti-associative, l’actuelle municipalité vient d’interdire à l’AMM l’accès à la salle mixte qu’elle utilisait dans le cadre de ces répétitions de groupes ou de chorales. Évidemment comme à son habitude aucune solution de repli n’a été proposée à l’association qui est donc censée se débrouiller toute seule pour essayer de trouver une nouvelle salle de répétition… Ou qui sera contrainte de supprimer l’activité chorale.

J’avoue ne pas bien comprendre ce qui se passe dans la tête de nos élus vis-à-vis de la dynamique proposée par les associations, comme d’ailleurs par les particuliers. Je pense aussi que cette équipe a peur des nouveautés démontrant par là-même une attitude conservatrice marquée, pour ne pas dire réactionnaire. En cohérence avec ce qui précède elle a aussi très peur des différences, quelles qu’elles soient, une caractéristique reconnue comme un des facteurs explicatifs des séparatismes de quelque nature qu’ils soient… Leur politique est donc dictée à la fois par un entre-soi qui leur fait détester tout ce qui ne leur ressemble pas, tout ce qui est différent socialement ou intellectuellement. Il faudra s'en souvenir lors des prochaines échéances électorales… 

Note ajoutée le 19/2 :  L'AMM ne trouvant pas de salle pour leur dernière "jam session", l'actuelle municipalité a condescendu à lui prêter de nouveau la salle mixte pour cette occasion...

 

lundi 20 janvier 2025

AU SUJET DU TRACT CITANT CE BLOG...

 


Je reçois depuis quelques jours des messages de lecteurs m’indiquant qu’un tract circulant à Forges cite ce blog. Les rumeurs circulant également très vite, il me semble important d’effectuer une mise au point afin de clarifier la situation.


Le tract est distribué par des soutiens d’un parti politique, la France Insoumise (LFI), qui par ce biais exerce ses prérogatives démocratiques d’expression publique. Elle a donc, à mon sens, toute légitimité à le faire, d’autant que ce blog est public et donc accessible à tous sur internet. Il peut donc être cité en tant que tel sans problème.

En revanche, je ne suis en aucun cas à l’origine de ce tract. Je n’en n’ai donc ni l’initiative, ni la paternité. Je n’ai pas non plus contribué à sa rédaction. Par ailleurs, je ne suis pas membre de LFI, ni d’aucune structure politique d’ailleurs. Il m’est en effet difficile d’être en accord avec la totalité des prises de position de partis, mais il m’arrive d’en approuver certaines. LFI ne déroge pas à la règle. Ainsi, si je suis plus que réservé sur l'intransigeance de leurs élus, si je ne supporte que difficilement l'attitude de M. Jean-Luc Mélenchon, si je doute des aspects financiers de leur programme, leurs propositions liées à la nécessaire transition écologique me parlent. Je constate en effet avec effroi, chaque jour, qu’elle est la grande oubliée de la politique actuelle, au niveaux international, nationale et même loco-local. En lien, mes engagements ont toujours été exclusivement associatifs et syndicaux, et tournés d’une part vers la défense des plus faibles, et d’autre part, vers le développement durable.

Ceci dit, les extraits du tract qui m’ont été communiqués portent à la fois sur des éléments de politique nationale et locale, dans un contexte des élections municipales à venir. J’espérais, après les élections de 2020, que les nouveaux élus forgeois fassent preuve de plus de discernement, de solidarité et d’intérêt pour la commune une fois aux affaires. J’ai rapidement constaté qu’il n’en était rien. Dans notre commune, nous sommes aujourd’hui confrontés, à mon sens, à des élus qui ne répondent pas aux demandes des administrés, qui les baladent, qui les trompent. Ils fonctionnent (entre guillemets !) en dilettantes. Il est donc nécessaire qu’une opposition se réveille et qu’une alternative à la médiocrité se mette en place à Forges. A titre personnel, j’ai déjà dit et expliqué qu’après 12 ans de mandat municipal, des heures de réunions ici et là, des astreintes de week-end et de nuit, une crise des migrants fatigante, et nombre de réalisations structurantes pour la commune, j’avais décidé de ne pas me représenter à des élections municipales, ce que j’ai fait en 2020 et que je referai en 2026. Je ne suis donc candidat à rien.

L’équipe municipale en place - qui d’ailleurs se délite - a été élue en raison de la division de la liste majoritaire précédente. Elle l’a aussi été de par les mensonges qu’elle et ses proches ont propagés autour de la présence des migrants, n’hésitant pas à s’afficher en grande partie aux côtés d’élus du rassemblement national (front national à l’époque). Elle continue à employer cette stratégie de « vérités alternatives », et à diffuser approximations et contrevérités, sur le mode de l’entre-soi et de la détestation de tout ce qui leur est étranger tant sur le plan des idées, des concepts que de l’appartenance socio-culturelle. Depuis cinq ans, ce blog dénonce les irrégularités que ces élus commettent, leurs erreurs, leurs mensonges, et au-delà leur vilénie intellectuelle et morale, et il continuera à le faire.