vendredi 17 juillet 2026

UNE GRAVE DÉFAILLANCE
DU SENS DES RESPONSABILITÉS !


Certains lecteurs très copains avec l’actuelle équipe municipale vont encore pleurnicher, mais je me dois de dénoncer, encore une fois, la légèreté de l’actuelle équipe municipale majoritaire. Malheureusement, sur ce coup, on pourrait même parler d’irresponsabilité plus que de légèreté. Explications.

Samedi 27 juin, s’est tenu la traditionnelle fête des Thermes, au parc du même nom. Depuis une vingtaine d’année au moins, cette fête combine ambiance musicale, défilé aux lampions, feu d’artifice ou spectacle de drones, et restauration. Cette année, alors que nous étions en vigilance canicule renforcée, et pour limiter le risque d’incendie*, il a été décidé par Madame la Préfète de l’Essonne, en date du 23 juin, l’annulation de tous les feux d’artifice et feux festifs. Cet arrêté préfectoral a été parfaitement suivi à Forges.

De façon, très surprenante, la commune s’est en revanche affranchie d’un autre arrêté préfectoral, l’arrêté 2026-PREF-DCSIPC-SIPC-1123 du jeudi 25 juin 2026, qui, je cite, portait « interdiction temporaire de consommation et de vente à emporter de boissons alcoolisées sur la voie publique dans le département de l’Essonne pendant toute la période de maintien du niveau de vigilance rouge canicule ». Selon cet arrêté, qui je le rappelle ne concerne pas les cafés et restaurants servant de l’alcool à table ou au bar, la vente d’alcool, y compris bières et cidres, aurait dû être interdite à la fois à la fête des Thermes. Il n’en a rien été.

Le lecteur pourrait arguer du fait qu’il s’agit d’un simple oubli. Mon avis est que même si nous étions dans ce cas, cet oubli aurait pu avoir des conséquences grave pour l’équipe municipale dans l’hypothèse où une consommation d’alcool excessive par des participants aurait nécessité l’intervention des secours. Or cet arrêté trouve sa raison d’être dans la surcharge de notre système de santé, soumis à des tensions fortes en cette période de canicule. Il visait donc à ne pas aggraver une situation déjà dégradée. Il me semble donc surprenant de constater qu’un arrêté émanant d’une autorité supérieure, en l’occurrence la préfecture, ait pu être traité avec autant de légèreté.

La situation est malheureusement bien plus sérieuse que celle qui résulterait d’un oubli. En effet, constatant la vente d’alcool en cours, des citoyens informés ont contacté un élu de la liste minoritaire, qui a immédiatement contacté un élu de la liste majoritaire pour appeler son attention sur ce point préoccupant. Il n’a reçu pour toute réponse qu’un propos vague, indiquant il s’agissait d’une manifestation municipale et que Madame la maire avait sans doute obtenu l’autorisation de vente. Ceci est bien sur plus que douteux, et je ne pense pas m'avancer outre mesure en disant que je n'y crois pas une seconde ! D’ailleurs, les communes alentours, dont Briis et Fontenay, avaient signalé cette interdiction à leurs habitants et s’y étaient, elles, tenues. 

Mon avis est que l’on se trouve là dans une situation de « je-m’en-foutisme » crasse. Même prévenus, les élus de la majorité n’ont pas bougé le petit doigt pour arrêter la vente d’alcool. Pourtant, la mission première d’un élu sage est la protection des personnes et des biens, et l’exemplarité. Dans cette regrettable situation, l'arrogance a pris le pas sur la responsabilité. Ce sont les citoyens qui auraient pu en supporter les conséquences. D’une façon générale, lorsqu'une équipe municipale choisit d'ignorer un arrêté préfectoral, y compris après en avoir été alertée, il ne s'agit plus, à mon sens, d'une simple erreur d'appréciation, mais d'une défaillance grave du sens des responsabilités qu'exige l'exercice d'un mandat public…

* Dont on a vu hier la matérialité lors du feu de chaume de la Vallée Maréchal.